[ REPLAY - WEBINAIRE ] TVA à taux réduit sur les projets immobiliers en EHPAD et en ESMS

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2026
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L’Anap et la CNSA ont consacré un webinaire à un sujet qui peut avoir un impact financier important sur les projets immobiliers des EHPAD et ESMS : la TVA à taux réduit à 5,5 %, notamment à travers le mécanisme de livraison à soi-même (LASM).
Le webinaire explique le fonctionnement du dispositif, les conditions à respecter et présente également un retour d’expérience d’un groupement d’EHPAD publics du Val-de-Marne.

Intervenants :
Adèle ZITO, animatrice des réseaux - Anap
Emeline FLINOIS, Directrice PPIM - Anap
Meggie DAUBIAN, RPSI - CNSA
Élise LUMBROSO, DAJ - GCMS les EHPAD publics Val-de-Marne
Magalie Pierrefitte
Maître Joseph, avocat.
animation par Juliette Ajalbert - Anap
 
Pourquoi ce sujet est important ?

Sur une opération immobilière importante, la différence entre une TVA à 20 % et une TVA à 5,5 % peut représenter plusieurs centaines de milliers d’euros.

Par exemple, sur 5 M€ HT de dépenses éligibles, l’écart théorique entre les deux taux est de 725 000 €.

Attention toutefois : toutes les dépenses d’un projet ne sont pas automatiquement éligibles. Il faut analyser précisément l’opération, les locaux concernés et le montage juridique.

 

Comment fonctionne le dispositif ?

Le point important à comprendre est que la TVA à 5,5 % ne signifie pas forcément que les entreprises vont directement facturer leurs travaux à 5,5 %.

Dans le mécanisme présenté par la CNSA, les travaux sont d’abord facturés avec la TVA applicable, notamment 20 %, puis la livraison à soi-même (LASM) permet, lorsque les conditions sont remplies, de bénéficier du taux réduit et de récupérer la différence selon les modalités fiscales prévues.

Il s’agit donc d’un montage fiscal à anticiper, et non d’une simple demande de changement de taux auprès des entreprises.

 
Qui peut en bénéficier ?

Le dispositif concerne notamment les EHPAD publics et privés à but non lucratif, sous réserve du respect des conditions prévues par la réglementation.

L’un des points essentiels est la convention avec le préfet : lorsqu’elle est requise, elle doit être conclue avant le démarrage des travaux.

C’est donc un sujet à traiter dès la préparation du projet, et non une fois le chantier commencé.

 
Les 4 choses à vérifier avant de lancer les travaux

1. Le projet est-il éligible ?
Statut de l’établissement, nature de l’opération et destination des locaux doivent être vérifiés.

2. Le montage juridique est-il adapté ?
Il faut notamment regarder qui est propriétaire, qui porte les travaux, qui exploite l’établissement et s’il existe un bail ou une convention entre plusieurs acteurs.

3. La convention nécessaire a-t-elle été anticipée ?
Lorsqu’elle est requise, elle doit être obtenue avant le début des travaux.

4. La TVA est-elle intégrée au plan de financement ?
Il faut tenir compte à la fois du coût final de l’opération et du besoin de trésorerie, puisque la TVA peut être payée au cours des travaux avant récupération.

 

Et concrètement, que faut-il suivre ?

Pour sécuriser le dispositif, il est important de conserver un dossier regroupant :

  • la convention avec le préfet ;
  • les marchés et avenants ;
  • les factures et situations de travaux ;
  • les montants HT et la TVA acquittée ;
  • les calculs et déclarations fiscales ;
  • les justificatifs permettant de démontrer l’éligibilité des dépenses.

La direction, les finances, la comptabilité, les équipes travaux/immobilier et, si nécessaire, les conseils juridiques ou fiscaux doivent idéalement travailler ensemble sur le sujet.

 

L’essentiel en une phrase
La TVA à 5,5 % peut représenter une économie importante pour certains projets immobiliers d’EHPAD, mais le bénéfice du dispositif repose sur des conditions précises et doit être sécurisé avant le démarrage des travaux.

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