[REPLAY] Le diagnostic écologique : un préalable indispensable à l’aménagement

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Diagnostic écologique aménagement
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2026
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Le diagnostic écologique : un préalable indispensable à l’aménagement

L'Institut Paris Région (IPR) a organisé un cycle de 5 webinaires sur la prise en compte de la biodiversité dans l'aménagement opérationnel, d'avril à juin 2026. Le troisième épisode présente :

  • la méthodologie et le contenu d'un diagnostic écologique ;
  • la méthodologie et le contenu d'un diagnostic agro-pédo-biologique ;
  • des retours d'expériences avec présentation de cas concrets.

 

Visionnez le replay :

Vidéo à venir

 

Intervenant·es :
  • Lucile Dewulf, écologue, ARB ÎdF/L’Institut Paris Region
  • Marine Linglart, écologue, UrbanEco
  • Quentin Vincent, écologue, EODD ingénieurs conseils
  • Raphaelle Beaud, responsable de projet, SORELI
  • Anne-Sylvie Bruel, paysagiste, Atelier de Paysages Bruel-Delmar
  • Vincent Plichon, écologue, Atelier d’Ecologie Urbaine

 

    Que retenir ?

Le diagnostic écologique : de l’obligation réglementaire à l’outil d’aide à la décision

  • Le déclin de la biodiversité est principalement liée à la destruction des habitats, dont le bâtiment et l’aménagement sont en grande partie responsables.
  • Un diagnostic écologique doit intégrer 3 périmètres :
    • périmètre immédiat : inventaire des habitats ;
    • périmètre rapproché : fonctionnalités écologiques locales ;
    • périmètre élargi : continuités écologiques.
  • Un diagnostic écologique se décline en huit étapes clés :
  1. Collecter la connaissance existante sur le territoire en se référant aux bases de données publiques ;
  2. Réaliser des inventaires complémentaires in-situ : les faire sur les 4 saisons et sur deux années, en prévoyant au moins deux passages à différentes périodes ;
  3. Prendre en compte les trames vertes et bleues dans le projet et au-delà ;
  4. Diagnostiquer les sols et la future trame brune ;
  5. Diagnostiquer la pollution lumineuse et préparer la trame noire ;
  6. Analyser l’environnement local et ses spécificités : recueil des paramètres climatiques, historiques, risques climatiques ;
  7. Prendre en compte la dimension humaine et les rapports humains / autres qu'humains / analyse des sociotopes ;
  8. Rédiger un rapport de synthèse des enjeux, impacts et préconisations.
  • Ensuite mettre en place méthode “Eviter, Réduire, Compenser” pour analyser les impacts du projet et l’utiliser comme un outil d’aide à la décision.
  • Un diagnostic écologique devient obsolète au bout de 5 ans.
  • Mais d’un point de vue projet, il est nécéssaire de faire un suivi tous les ans et tout au long du chantier pour s’assurer que toutes les actions menées n’impactent pas la faune et la flore.
  • En cours de chantier il sera notamment nécéssaire de prévoir des décalages de quelques semaines si les travaux tombent dans une période de déplacement de la faune par exemple.
  • L'écologue doit donc être présent régulièrement tout au long du projet, une unique intervention en démarrage de projet pour réaliser un diagnostic écologique n'est pas suffisante.

 

Les diagnostics agro-pédologiques dans le cadre de projets d’aménagement

  • Il est important de faire un diagnostic de sol afin d'éviter d'imperméabiliser des sols fertiles ou de mettre en place de l'agriculture sur un sol pollué par exemple.
  • Un diagnostic de sol comprend trois types de diagnostic :
  1. Le diagnostic pédologique : il consiste à ouvrir le sol via un sondage à la tarière ou l'ouverture d’une fosse pédologique à la mini pelle (ces deux actions sont complémentaires) ;
  2. Le diagnostic agronomique : des échantillons sont envoyés en laboratoire pour connaître la composition des sols (ph, matières organiques, type de sol, etc.) ;
  3. Le diagnostic biologique : suivi de la macrofaune du sol (notamment vers de terre), observation des organismes plus petits (mésofaune et micro-organismes)
  • Ces trois analyses évaluent la qualité et la santé des sols, pour ensuite définir des potentialités liées au projet (recommandations opérationnelles)
  • Exemples de recommandations opérationnelles :
    • réemploi des terres fertiles sur site pour éviter d’aller chercher des terres fertiles sur des milieux agricoles ou forestiers ;
    • créer des sols fonctionnels (mais pas forcément fertiles) ;
    • adapter les palettes végétales au type de sols identifiés ;
    • créer un milieu d'intérêt écologique ;
    • aménager pour favoriser la trame brune.
  • Après les travaux d'aménagement, il est important de suivre l’évolution des sols refonctionnalisés -> est-ce qu’on atteint les objectifs fixés ? y a t-il des adaptations à mener ?