En effet le « postulat majeur est que le métabolisme d’un territoire doit son fonctionnement à des aménagements, des infrastructures, des lieux, des équipements répartis dans l’espace, qui structurent les volumes ou les quantités de produits, de ressources (eau, énergie, déchets, matériaux…) nécessaires ». Le bon fonctionnement de ces installations est essentiel alors que celles-ci sont aussi traversées par les enjeux de résilience, de circularité et de sobriété, mais leur dimensions spatiale est méconnue.
L'étude vise donc à « mieux apprécier la dimension spatiale du métabolisme francilien » et ce qu'un modèle circulaire impliquerait de ce point de vue. Se rapprochant d'un atlas, ce travail renseigne la localisation, la taille, la qualité et la potentielle évolution de ces infrastructures nécessaires :
- Les surfaces mobilisées sont non-négligeables : 15 700 ha soit environ 1,3% de la surface régionale. Avec au premier rang les activité de déchets puis celle de matériaux de construction, confortant la place du secteur dans ces problématiques.
- La qualité des installations est très variable : de part la taille de leur emprise, de leur discrétion et des nuisances entraînées.
- Les installations modestes sont diffuses sur le territoire mais des polarités apparaissent, rassemblant des installations de plus grande taille : « jusqu’à 20 voire 40 % » du périmètre de certaines communes. Les pôles majeurs se constituent autour de Montereau-Fault-Yonne, du confluent de la Seine et de l'Oise, et autour de Claye-Souilly, mais de nombreux pôles secondaires apparaissent.
Prendre en compte cette dimension spatiale du métabolisme dans l'urbanisme et l'aménagement du territoire est essentiel pour tendre vers une plus grande circularité au niveau territorial.
Sommaire
Résumé exécutif
- Objectifs de l'étude
- Principaux résultats
- Conclusion
Introduction
Diversité et étendue des emprises spatiales consacrées au fonctionnement du métabolisme régional
- Gérer des déchets
- Extraire et transformer des matériaux
- Acheminer, distribuer et traiter l’eau
- Produire et distribuer les énergies
- Du « très petit » au « très gros » : quels liens entre les emprises spatiales et la transition vers une région plus sobre et circulaire ?
- Des surfaces qui s’hybrident de façon variable selon les activités
Une géographie singulière des activités qui gèrent les ressources et déchets de l’Île-de-France
- Une contribution variable des territoires au fonctionnement matériel et énergétique de l’Île-de-France
- Permanence et évolution(s) de cette géographie
- Les enjeux environnementaux des espaces du métabolisme
Conclusion et perspectives : vers une connaissance partagée et complète de la dimension spatiale du métabolisme francilien ?
Annexes
- Méthode d’estimation des surfaces de l’étude
- Les limites de l’étude
Bibliographie

