[ÉTUDE] Confort d'été dans l'habitat après rénovation

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Confort d'été dans l'habitat après rénovation
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Etude/thèse
Année d'édition
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2020
Auteurs
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Les logements récemment rénovés sont-ils confortables en été ?

Cette étude, portée par EnvirobatBDM et l’ANAH réalise un état des lieux du confort thermique estival mesuré et ressenti dans des logements ayant récemment fait l'objet de travaux de rénovation énergétique. Deux approches ont été menées en parallèle : une approche scientifique sur la base de mesures et données physiques ; une approche sociologique s'appuyant sur des entretiens avec les habitants.

L'approche scientifique a permis d'identifier des caractéristiques qui favorisent l'inconfort :

  • Les bâtiments construits dans les années 50-70 (généralement faible performance thermique) ;
  • Les logements situés sous les toits, prédisposés aux surchauffes (surface recevant le plus de flux solaire) ;
  • Les logements exposés aux surchauffes, par ordre d’importance : l’Ouest (cumul de température élevée et flux solaire incident important en fin de journée), l’Est (flux solaire incident important en début de journée), le Sud (exposé une bonne partie de la journée, mais flux peu incident) ;
  • Les logements non traversants, ne pouvant bénéficier d’un rafraichissement nocturne suffisant en raison de leur plus faible potentiel de ventilation naturelle.

A l'inverse, les caractéristiques bâimentaires qui améliorent le confort sont :

  • Les bâtiments anciens (construits avant les années 1945) grâce à leur forte inertie thermique et leurs faibles surfaces vitrées ;
  • Les logements situés en rez-de-chaussée pouvant bénéficier de la fraicheur du sol ;
  • Les logements traversants, pouvant bénéficier d’un rafraichissement nocturne conséquent.

 

L'étude présente les recommandations suivantes :

Prévoir et favoriser la ventilation naturelle nocturne des logements

  • préserver voir améliorer le caractère traversant ou bi-orienté du logement ;
  • mise en oeuvre de cheminées thermiques ou autre dispositif de tirage thermique vertical ;
  • maintenir ou installer des protections solaires extérieures permettant de ventiler en position fermées (comme les volets persiennés par exemple).

Porter une attention particulière aux apports solaires

  • maintenir ou installer des protections solaires extérieures ;
  • s'il n'est pas possible d'en installer pour des raisons patrimoniales : éviter de créer de nouveaux percements dans la façade.

Être vigilant à la mise en œuvre réelle

  • des contre-performances peuvent être observées lors d’isolation de combles si ceux-ci ne sont pas suffisamment ventilés.

Ne pas dégrader le comportement thermique estival – définir des indicateurs

  • ne pas dégrader l’inertie, ni augmenter les apports de chaleurs ;
  • intégrer les pratiques des usagers dans le choix des indicateurs et pas seulement un comportement théorique idéal.

Favoriser une approche globale

  • adopter une approche globale sur le confort, qui intègre à la fois le confort thermique hivernal et estival, mais aussi acoustique, visuel, olfactif, ergonomique, etc ;
  • intégrer au plus tôt les usagers

Sensibiliser aux alternatives à la climatisation

  • Les bonnes pratiques pour se protéger de la chaleur semblent largement méconnues, du moins très peu pratiquées : ventilation nocturne et fermeture des fenêtres et des occultations en journée pendant les périodes les plus chaudes ;
  • sensibiliser les occupants aux problèmes engendrés par la généralisation de la climatisation ;
  • accompagner les installateurs de climatisation vers le conseil en conception passive des bâtiments l’été ou l’usage de techniques de rafraichissement moins énergivores (brasseurs d'air, rafraichissement adiabatique).