| Programme |
Programme
Réhabilitation en site occupé de 255 logements sociaux
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| Année de livraison |
Année de livraison
2025
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| Type d'intervention |
Type d'intervention
Réhabilitation en site occupé
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| Type d'usage |
Type d'usage
Logement - Social
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| Surface |
Surface
8 735 m² SHAB
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| Montant des travaux |
Montant des travaux
12 M€ HT € HT
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| Adresse |
Adresse
1 avenue de corbera |
| Phase du projet |
Phase du projet
Usage
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Caractéristiques
Architecte : Agence croixmariebourdon architectes et associés
Assistance à maîtrise d'usage (AMU) : Kaléido'scop
Réhabilitation biosourcée en site occupé
Construit dans les années 1920 par l'architecte Edouard Lambla de Sarria, cet ensemble de 4 bâtiments regroupe 255 logements sociaux de type PLA. Il s'agit principalement de petits logements (T1/T2 et quelques T3). Les bâtiments ont déjà fait l'objet de travaux de rénovation énergétique dans les années 80 : isolation par l'extérieur en polystyrène, changement des menuiseries bois par des menuiseries PVC, passage d'un chauffage central à un chauffage individuel électrique.
Au démarrage du projet, I3F souhaitait réaliser des travaux de ravalement des façades. Mais les résultats du diagnostic DPE (348 kwh/m2/an - étiquette F) et des entretiens avec les locataires ont conduit le bailleur social a engager des travaux de rénovation plus importants. L'isolation par l'extérieur en fibre de bois, le changement des menuiseries pour des châssis bois double vitrage avec stores extérieurs intégrés et le raccordement du bâtiment au réseau de chaleur urbain ont permis d'améliorer les performances thermiques de l'opération (84 kwh/m2/an - étiquette B, soit un CEP THCEex de 62,4 kwh/m2/an).
Gestion du site occupé
La maitrise d'oeuvre a réalisé un état des lieux logement par logement afin d'identifier les spécificités de chaque logement et de s'assurer de la compatibilité des aménagements prévus avec le mobilier des locataires (notamment l'électroménager). Les travaux ont été phasés de façon à n'intervenir que deux fois pendant deux semaines pour chaque logement. Les deux premières semaines ont regroupé les interventions sur la façade, les deux dernières étaient liées aux aménagements intérieurs. Des logements de courtoisie (qui ont aussi servi de logements témoins) ont été mis à disposition des locataires, notamment pour les personnes qui ne travaillent pas et restent la journée chez eux.
Un accompagnement des locataires pour créer un collectif
La maîtrise d'ouvrage a mobilisé un assistant à maîtrise d'usage (AMU), Kaléido'scop. L'objectif était double : créer du lien entre les locataires, qui se connaissent peu du fait de l'absence d'espaces communs, et aider les locataires dans la prise en main de leur logement et nouveaux équipements (chauffage et protections solaires). Pour en savoir plus sur la démarche d'accompagnement menée par Kaléido'scop, cliquez ici (table-ronde du cycle Réhabi[li]ter #13 sur la réhabilitation en site occupé).
La mission d'AMU s’est réalisée dans le cadre du projet ACTELOS de l’ADEME dont le rapport final est publié ici.
Végétalisation des espaces extérieurs
Les logements des deux derniers étages bénéficiaient à l'origine de jardinières plantées, mais les travaux des années 80 les avaient condamnées. Le projet de réhabilitation les a remises en services et a végétalisé une partie des toitures terrasses.
En parallèle des travaux de réhabilitation, la ville de Paris a mené des actions de végétalisation sur l'avenue Corbera et d'amélioration des espaces publics : élargissement des trottoirs, plantation de 16 arbres et mise en oeuvre de 122 m2 de pavés enherbés (pour en savoir plus sur le projet, cliquez ici).
Le polystyrène existant : le conserver ou le déposer ?
L'agence croixmariebourdon travaille sur plusieurs projets de réhabilitation dont le bâtiment est déjà isolé par du polystyrène. Elle a entamé un travail de recherche pour essayer de le conserver et de venir apposer une nouvelle isolation en sur-épaisseur, l'objectif étant de ne pas générer un déchet qu'on ne sait pas valoriser. Pour la résidence Corbera, il n'a pas été possible de conserver le polystyrène existant pour des raisons liées à la sécurité incendie. Il aurait fallu compléter l'isolation par du polystyrène ou mettre en oeuvre des bandes de recoupements à chaque étage. Le projet apporte donc une nouvelle isolation par l'extérieur en fibre de bois (16 cm) avec une finition en enduit à la chaux.
Retour au chauffage collectif
La rénovation des années 80 avait transformé les installations de chauffage en individuel électrique (initialement chauffage collectif). La présence des locaux techniques en sous-sol et des gaines verticales intégrés dans le projet initial a permis d'installer une station et trois sous-stations raccordées au chauffage urbain (CPCU).


