A partir d'une analyse sur 21 aires d’alimentation de captages du bassin Seine-Normandie, l'Agence de l'eau et l'IREEDD concluent que dépolluer l’eau brute coûte en moyenne 3 fois plus cher que réduire la pollution à la source. Après déduction des aides publiques, l’écart atteint 13 fois.
Une comparaison sur 21 captages
L’étude chiffre deux scénarios sur 21 aires d’alimentation de captages du bassin, à efficacité égale (produisant une eau conforme), sur une période de 40 ans. Dans le premier, la collectivité traite l’eau sans agir sur les pratiques agricoles. Dans le second, elle accompagne les agriculteurs pour réduire les pollutions en amont.
Un écart encore plus net pour le service d’eau
Tous financeurs confondus, le curatif coûte en moyenne 3,2 fois plus cher que le préventif. Pour le service d’eau compétent, une fois les aides publiques déduites, l’écart atteint 13 fois. Le curatif y est plus coûteux dans les 21 cas étudiés. Il est aussi plus sensible à l’inflation, car l’énergie représente environ 42 % de ses dépenses d’exploitation.
Des bénéfices qui vont au-delà des coûts
Au delà d'une approche en coût, le préventif génère des externalités positives car il protège la santé des agriculteurs et des habitants, les sols, la biodiversité et les milieux aquatiques.
Conclusions de l'étude
- Le curatif coûte en moyenne 3 fois plus cher que le préventif.
- L’écart se creuse avec l’inflation et la hausse du prix de l’énergie.
- Agir tôt évite de payer à la fois le traitement et la prévention.
- La mise en œuvre est le principal enjeu : elle exige des financements pérens et une action coordonnée à l'échelle de la collectivité et des acteurs du bassin.
Source : « Comparaison économique de scénarios préventifs et curatifs sur les aires d’alimentation de captages du bassin Seine-Normandie », IREEDD pour l’Agence de l’eau Seine-Normandie, juillet 2026.