À l'heure où un réchauffement climatique de 4 °C d’ici 2100 pourrait profondément transformer nos modes de vie et nos manières d’habiter, que signifie encore parler de « besoins » ? Comment concevoir l'action publique lorsque les crises climatiques et la transition écologique imposent des limites inédites, bousculent nos certitudes et nous obligent à repenser l'articulation entre justice sociale, sobriété et soutenabilité ? Et si l'enjeu majeur n’était plus tant de mesurer ou de prévoir, mais de repenser et de planifier collectivement ce que nous considérons comme essentiel pour habiter demain ?
Avec la participation de chercheur·ses, élu·es, acteur·ices publics et professionnel·les du logement et de l'aménagement, cet événement propose une réflexion collective sur nos grilles de lecture des besoins en logement, longtemps dominées par une approche strictement comptable de la demande. Les intervenant·es ont montré comment la transition écologique transforme à la fois les conditions matérielles d’habiter et les cadres politiques et institutionnels qui organisent les réponses. Ils et elles ont souligné également que les arbitrages entre objectifs sociaux, économiques et environnementaux nécessitent de nouvelles conventions collectives. Enfin, cette rencontre a rappelé que le logement et l’aménagement ne sont pas de simples secteurs techniques, mais des espaces privilégiés pour questionner nos choix de société.
Le colloque a aussi été l’occasion de lancer officiellement le programme de recherche “Besoins en logements à l’heure de la transition écologique (2025-2028)”, qui vise, grâce aux contributions des équipes lauréates et au dialogue entre acteurs et chercheurs, à renouveler le cadre de réflexion et d’action en matière de logement et d’aménagement face aux crises climatiques.

