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Résidence 70-76 Quai des Carrières

Façade sur Quai des Carrières
Encart
Fiche technique
Programme
Habitat collectif
Transformation d’un immeuble de bureaux en 90 logements sociaux
Année de livraison
2016
Nombre d’habitants de la commune
Nombre d'habitants de la commune
30720
Adresse
70-76 Quai des Carrières
94220
Charenton-le-Pont
Contexte
Urbain dense
Type d’intervention
Réhabilitation
Reconversion
Distinction(s)
Effinergie Rénovation
Habitat & Environnement (n'existe plus)
Surfaces
SU
3884
Coût
Coût travaux
5580000
HT
Foncier : 16,3 ME
Acteurs
MOA
Maître d'œuvre
Texte de présentation

Cet ensemble, édifié en 1972 regroupe deux immeubles pour une surface totale de 9500 m2. Quatre mois de travaux de curetage / désamiantage attribué en lot séparé ont précédés le lancement d’un chantier de 17 mois en entreprise générale. Le programme a été décomposé en deux phases : la reconversion de la partie de l’immeuble R+6 en 90 logements sociaux du T1 au T5, puis la rénovation de l’immeuble de bureaux adjacent de 2 500 m2 en R+4.

La trame large de plateaux de bureaux en double orientation sur rue au sud et cour au nord a du être adaptée pour du logement. Le choix s’est porté sur la création de logements mono-orientés parallèles à la façade, desservis par une circulation centrale. Le traitement du bruit provenant de l’autoroute A4, ainsi que l’obligation de réaliser de nombreux carottages pour faire passer l’ensemble des réseaux dans les dalles existantes sans les fragiliser, constituaient un défi.

Une partie de l’îlot central, bordé en fond de parcelle par un immeuble très haut, a été déconstruite. Le patio intérieur ainsi agrandi a permis l’apport de lumière nécessaire aux nouveaux logements sur cour, et, d’aménager un jardin intérieur très qualitatif. La dalle de l’ancien parking n’était pas dimensionnée pour accueillir la surcharge d’un jardin en pleine terre avec des variations de niveaux. La solution a été d’isoler la dalle par l’extérieur et d’ajouter des strates de polystyrènes qui ont été découpées pour former des reliefs, puis recouvertes d’un substrat léger de 15 centimètres. Un travail spécifique a été réalisé par le paysagiste dans le choix des essences afin de limiter au maximum les besoins en arrosage.

Pour créer une continuité visuelle entre les nouvelles et les anciennes façades donnant sur le jardin intérieur, l’ensemble a été bardé de mélèze. Le calepinage de l’assemblage en rainure-languette a été dessiné avec soin. Le bois a subit un traitement léger pour ne pas changer son comportement au feu. La teinte des tôles d’encadrement des baies a été choisie en vue de se marier avec celle du bois lorsqu’il aura grisé.

Les modénatures des façades rideau ont été conservées. Les ouvrants existants ont été déposés. Sur rue, une seconde enveloppe en béton architechtonique a été positionnée à 70 centimètres en retrait. Des découpes ponctuelles des modénatures existantes apportent une légère arythmie. L’espace entre les enveloppes forme des loggia habillées en mélèze et agrémentées de bac plantés. La chaleur du matériau bois et le recul donné par les loggia apportent une mise à distance de la circulation routière extérieure pour les occupants.

L’entretien des bacs plantés a été confié aux locataires. Le risque que certains bacs ne soient pas entretenus revient bien moins cher que de mettre en place et alimenter un arrosage en goutte à goutte. Un « livret gestes verts » est remis à chaque nouvel arrivant à l’occasion de l’état des lieux pour le sensibiliser au fonctionnement et à la performance des équipements (consommations énergétiques étiquette C) ainsi qu’aux fréquences d’arrosage à adopter pour les plantes en loggia.

Pour répondre à la contrainte d’atténuation sonore de 45 décibels, des portes fenêtres double-épaisseur en châssis aluminium ont été installées. Les sols existants ont été ré-agréés d’un revêtement PVC dans les circulations communes, et de linoléum imitation parquet en chêne dans les logements. La dalle existante n’étant pas adaptée, une dérogation a été obtenue pour ne pas mettre en œuvre de siphons encastrés dans les salles d’eau.

Les cages d’ascenseur au centre des plateaux ont été conservées pour desservir les nouvelles circulations. Le choix d’ascenseur à machinerie intégrée latérale a permis de libérer l’édicule technique existant en toiture. Une chaufferie collective au gaz qui alimente les quatre corps de bâtiments a pu y être logée. Des équipements de détection de présence dans les patios et les locaux techniques ont été installés pour piloter l’éclairage. Afin d’éviter des installations individuelles anarchiques, des paraboles collectives ont est fixées en toiture.