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Maisons bioclimatiques

4 maisons groupées de 5 pièces chacune

Maisons bioclimatiques
Encart
Fiche technique
Programme
Habitat collectif
4 maisons groupées de 5 pièces chacune
Année de livraison
2007
Adresse
57 rue de l’Avre
92210
Saint-Cloud
Contexte
Pavillonnaire
Type d’intervention
Construction
Distinction(s)
Autre
Surfaces
SHON
668
SH
493
Coût
Coût travaux
1085000
TTC
Calendrier
2007
Livraison
Texte de présentation
Cette réalisation a fait l'objet d'une visite par Ekopolis au printemps 2009 en partenariat avec la Cité de l'architecture à l'occasion de l'exposition Habiter écologique.
Réalisation analysée par les CAUE dans le cadre de l'Observatoire de la qualité architecturale du logement en Ile-de-France.
Réalisation sélectionnée par la Cité de l'architecture dans le cadre de l'exposition Habiter écologique.

 

Partenaires


Cité de l'architecture

« L’aménagement et la construction durable ne se feront pas uniquement à coup de normes HQE ou autres ; c’est avant tout un état d’esprit qui vise à intégrer de manière conséquente une perspective de développement durable dans l’aménagement du territoire et de l’aménagement urbain. »

La dimension environnementale comme préoccupation commune

Ces maisons édifiées sur le versant nord du plateau de Saint-Cloud, à proximité du réservoir d’eau potable qui alimente Paris, sont destinées aux ingénieurs qui assurent les astreintes sur l’unité de traitement des eaux.

Dans un contexte marqué par « le service de l’eau », les architectes ont voulu une architecture exemplaire sur le plan environnemental. Le projet se compose de trois maisons juxtaposées et d’une quatrième décalée pour respecter des contraintes d’urbanisme spécifiques. L’ensemble propose une variation sur le thème de la maison de ville en bande. L’axe nord-sud de la parcelle explique les orientations est et ouest des façades. Face à l’ouest, un portique indépendant de la structure des habitations (pas de pont thermique) crée un espace tampon climatique multi fonction : pare pluie, brise soleil, balcon et garde corps. Les plans traversants dans l’axe des vents dominants autorisent une ventilation croisée et la présence d’arbres à feuilles caduques contribue au confort d’été. Les espaces extérieurs végétalisés deviennent des lieux de vie ombragé, qui dilatent  « l’espace vital » au-delà des façades. L’ossature bois a été mise en œuvre dans les règles d’un chantier propre. Une isolation soignée et un chauffage individuel gaz assurent un bon confort et une consommation d’énergie contenue.

Jean-Charles Legrand et Luc Peirolo se sont rencontrés à l’ESA (Ecole Spéciale d’Architecture), dont ils sont diplômés. Ensuite, leurs parcours professionnels ont toujours été proches, avec notamment un passage dans l’agence d’Alain Maufras. Ils ont ouvert leurs agences respectives au début des années 1990 et conçoivent souvent depuis des projets ensemble, en particulier quand la dimension environnementale est prégnante. Ils partagent en effet le même intérêt pour le respect des éléments naturels, l’eau en premier lieu, le confort thermique et lumineux, les économies de matières et d’énergie. Le bois est l’un de leurs matériaux de prédilection, autant pour ses qualités environnementales qu’esthétiques. Au fil des projets, ils poursuivent un effort de pédagogie auprès des maitres d’ouvrage et des artisans, trop peu informés et réticents devant de nouveaux concepts ou des techniques qu’ils connaissent mal. A Saint-Cloud, le maitre d’ouvrage –Eau de Paris- était déjà très impliqué dans les démarches de développement durable. La mairie et l’architecte des Bâtiments de France ont également compris et soutenu le projet.

Critères

  • Démarche / Influences : Le projet cherche une nouvelle poétique de la maison dans une grande économie de moyens : plan de masse compact, logements accolés par des mitoyens, techniques de construction légères.
  • Humains / Usages : Ces maisons de 120 m² en duplex offrent un espace confortable (séjours de 30 m² minimum, 4 chambres d’environ 12 m²) et des rapports privilégiés à la nature dans un cadre végétalisé.
  • Énergie / Ambiances : Le volume libre toute hauteur des escaliers est éclairé zénithalement et peut participer à la ventilation naturelle des différents niveaux.
  • Matériaux / Techniques : Les vitrages répondent à un haut niveau d’exigences techniques : coefficient de déperditions thermiques 1,17 W/m².K, isolation acoustique 40 dB, transmission lumineuse 66 %.

Jean Pierre Ménard

 

Pour aller plus loin