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Les Coursives

Encart
Fiche technique
Programme
Equipement commercial ou de service
Habitat collectif
Réhabilitation des façades et isolation par l'extérieur d'un immeuble de 290 appartements construit en 1981
Année de livraison
2016
Adresse
2/12 rue Scandicci
93500
Pantin
Contexte
Urbain dense
Type d’intervention
Réhabilitation
Distinction(s)
Autre
Surfaces
Surface
25302
Coût
Coût total
9253000
HT
Acteurs
Texte de présentation

Construite en 1981 l’opération des Coursives, initialement appelée Ilot 27, a été par conçue par l’Atelier d’urbanisme et d’architecture (architectes : Paul Chemetov, Christian Devillers, Valentin Fabre et Jean Perrotet ; paysagistes : Michel et Claire Corajoud). Le bâtiment situé Porte de Pantin à proximité du périphérique nord de Paris devait donner une nouvelle cohérence urbaine au quartier, articulant l’échelle du périphérique et celle de la tour voisine au tissu urbain de Pantin. Voulu à l’époque à la fois comme un projet porteur d’un nouveau vivre-ensemble, « phare » du logement social et comme un marqueur visible depuis le périphérique, la résidence propose des logements spacieux, simples ou traversants, des duplex et des triplex, les plus hauts offrant une vue privilégiée sur Paris.

34 ans après sa construction dans la ZAC de l’îlot 27, la résidence "Les Coursives" a fait l'objet d'un programme de rénovation important.

La réfection de l'étanchéité des terrasses avait été effectuée en 2007, le changements des menuiseries bois simple vitrage en 2012. Le bâti était en très mauvais état. La contrainte était de travailler en site occupé, l’ensemble des logements restant habité pendant l’opération et l’activité commerciale et administrative en pied d’immeuble étant maintenue.

Le coût de ce chantier de 16 mois s’est monté à 9,25 millions d'euros financé à 96% par le bailleur Coopération & Familles, et à 4% via une subvention PALULOS (Prime à l’amélioration des logements à usage locatif et à occupation sociale) accordée au démarrage du projet par l’Etat.

Le procédé d’origine du mur BY mis en œuvre par Bouygues consistait en un voile brique monté entre deux planchers béton, séparés d'un mur en Placoplatre ® de 5cm par une lame d'air de 2 cm. Depuis plusieurs années, des filets de protection retenaient les briques qui tombaient peu à peu et des purges régulières étaient nécessaires. Les briques reposaient sur des bavettes en PVC alors qu'elle avaient été prévues en aluminium ou zinc par la MOE en phase conception. Le PVC s'est peu à peu dégradé, provoquant des fissures qui laissaient rentrer l'eau et l'air. Devenu un bâtiment très énergivore (étiquette E) et très dégradé, il aura fallu dix ans pour trouver un accord entre la ville, le bailleur et l'architecte sur la façon de rénover le bâtiment en respectant le geste architectural initial.

La nouvelle enveloppe vient corseter l’existant de façon à renforcer sa solidité et supporter un complexe isolant par l’extérieur. Une structure métallique posée sur les nez de dalles accueille un isolant laine de verre protégé par un bardage en tôle crénelée couleur brique. Sur cour, les voiles béton devaient simplement être repeints. Il a été choisi d’isoler, le bardage en tôle mêlant des tons gris, bleu et brique. Les descentes d’eau pluviale ont été reprises, et 1300 garde-corps remplacés. La pose des quelques 18 600m2 de bardage a pu être réalisée en parallèle sur les façades sur rue et sur cour. Ces travaux en façade se sont accompagnés d’une remise en état des parois maçonnées à rez-de-chaussée ainsi que de la révision des cages d’escaliers.

 

Pour en savoir plus

> Le dossier de presse de Coopération & Famille (MOA)

> Le dossier de presse de AUA Paul Chemetov (MOE)