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L'astrolarbre

12 logements sociaux (8 neufs, 4 réhabiltés) et un atelier d'artisan menuisier

L'astrolarbre
Encart
Fiche technique
Programme
Habitat collectif
12 logements sociaux (8 neufs, 4 réhabiltés) et un atelier d'artisan menuisier
Année de livraison
2007
Adresse
Impasse de l'Astrolabe
75015
Paris
Contexte
Urbain dense
Type d’intervention
Construction
Réhabilitation
Distinction(s)
RT 2005
Surfaces
SH
793
Pour les logements
SH
100
Pour l'atelier
SHON
1100
SHON chauffée
SHON
1030
Coût
Coût travaux
1720000
HT
Acteurs
MOA
Architecte
Calendrier
2007
Livraison
Texte de présentation
Réalisation sélectionnée par Ekopolis pour faire l'objet d'un retour d'expérience en 2009. Ce retour d'expérience n'a finalement pas pu être conduit.
Cette réalisation a fait l'objet d'une visite par Ekopolis au printemps 2009 en partenariat avec la Cité de l'architecture à l'occasion de l'exposition Habiter écologique.

Partenaires

Réalisation analysée par les CAUE dans le cadre de l'Observatoire de la qualité architecturale du logement en Ile-de-France.
Réalisation sélectionnée par la Cité de l'architecture et du patrimoine dans le cadre de l'exposition Habiter écologique.

Cité de l'architecture

« Les constructions neuves sont d’ores et déjà engagées dans une démarche d’éco-responsabilité. Demeure la part importante de marché qui concerne la réhabilitation laquelle pose un souci majeur quant à la réduction rapide de son impact environnemental. » Christophe Ouhayoun et Nicolas Ziesel, KOZ

12 logements sociaux, impasse de l’Astrolabe, Paris 15e, 2007

L’impasse de l’Astrolabe avec son tissu faubourien inspire la campagne, sauf la dominante Tour Montparnasse qui lui fait de l’ombre. Sur un terrain acquis par la SIEMP (Société immobilière d’économie mixte de la ville de Paris), les architectes KOZ (Christophe Ouhayoun et Nicolas Ziesel) élaborent un parti fragmenté qui compose autour d’un érable existant. En lieu d’anciens locaux délabrés, ils fabriquent un morceau d’architecture, jouant de décalage de volumes, qui ouvre l’îlot pour percevoir dès l’impasse, l’arbre matriciel du projet – qui donne son nom à l’opération Astrolarbre. Idéalement, KOZ auraient souhaité laisser ouvert cet îlot, sans grille, mais les usages imposent cette délimitation. De même, dans le jardin intérieur, l’aire prévue commune est découpée en jardinets individuels (une citerne récupère les eaux de pluie et fournit l’eau pour l’arrosage et e nettoyage). Sur rue, le gabarit s’aligne sur les rives voisines et installe des logements traversants ou en angle, bénéficiant d’un apport de lumière naturel optimal, aidé par la faille d’accès au jardin intérieur. Les architectes renversent les règles en disposant les séjours sur cour, avec extension extérieure en jardin ou en terrasse, en articulant les orientations pour limiter le vis-à-vis, et ce malgré la contiguïté de la parcelle. Le bois est mis en œuvre en façade – matériau rare à Paris où le béton prédomine –, en lames de pin non jointive, en avant d’un pare-pluie qui protège un complexe de paroi sandwich d’isolations. « Un savoir-faire que nous avons appris dans les réalisations de maisons individuelles, ici appliqué au collectif ». Les logements existants en fond de terrain sont réhabilités et mis aux normes, atteignant le niveau « plan climat de Paris », tandis que ceux côté impasse atteignent des performances THPE RT 2005 (le PC était soumis à la RT 2000). L’escalier extérieur est ajouré en madriers verticaux, donnant accès à des coursives desservant trois logements par niveau. Enfin, un local vélo surdimensionné peut faire office d’atelier commun aux habitants – « mais les usagers n’en ont pas encore l’habitude, comme en Allemagne ou aux Pays-Bas ».

Critères

  • (Site / territoire) Augmenter le potentiel d’occupation spatiale, sans perdre en confort de vie.
  • (Matériaux / Techniques) Introduire des matériaux tels que le bois dans la ville. Rationnalisme constructif.
  • (Humain / Usage) Tenter d’insuffler des systèmes communautaires, de partage de l’espace, de mutualisation des fonctions. Offrir les qualités de l’habitat individuel dans le collectif.

Rafael Magrou

 

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