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Foyer des Mûriers

Encart
Fiche technique
Programme
Equipement social ou socio-éducatif
Habitat collectif
Restructuration-réhabilitation d'un foyer en résidence sociale
Année de livraison
2014
Adresse
16 rue Fernand Léger
75020
Paris
Contexte
Urbain dense
Type d’intervention
Réhabilitation
Restructuration
Distinction(s)
Autre
Surfaces
SHOB
8180
SHON
6431
Terrain
1790
Coût
Coût total
11000000
HT
2014-01-00T00:00:00
Acteurs
MOA
Economiste
BET
fluides
BET
structure
Paysagiste
Texte de présentation

Avant sa réhabilitation le foyer des Mûriers était un bâtiment laissé en déshérence, imposant des conditions de vie dégradées et renvoyant vers la ville une image négative de ses occupants.

L’état de délabrement du bâtiment existant, son image négative, l’obsolescence de son organisation spatiale et de son programme a conduit les acteurs du projet à envisager une restructuration radicale : ne sont restés que les éléments structuraux essentiels, eux-mêmes souvent remaniés pour adapter la trame constructive au nouveau programme. Tous les éléments distinctifs du bâtiment initial, éléments de façades en forme de « coques », rythme vertical des percements, éléments de distribution verticaux, ont été supprimés pour ne garder qu’une grille spatiale vide a partir de laquelle un nouveau bâtiment a été édifié.

En façade, un socle continu en brique blanche ancre le bâtiment dans l’espace de la rue et regroupe espaces communs, entrée de service et restaurant associatif. Le corps principal en bardage métallique correspond aux étages existants et se décline sur un registre horizontal alternant allèges filantes et fenêtres en longueur.
La surélévation du bâtiment d'un niveau est composée d'une structure mixte en bois et métal. Elle est marquée verticalement par des poteaux.
En son centre le bâtiment est coupé par une césure toute en hauteur au droit de l’entrée principale.?Des panneaux bakélisés rythment la façade et sont le support d'une intervention du peintre Abdoulaye Konate autour de la danse.
Côté rue des Pruniers, le projet décline la thématique de la rue Fernand Léger selon un registre plus vertical qu'horizontal. Les trumeaux dans les horizontales des percements reçoivent des panneaux sérigraphiés de motifs abstraits.?
Coté cour le projet décline la même logique architecturale en l’adaptant à un espace réduit : la tonalité dominante blanche des façades répond à l’exigüité de l’espace et cherche à en amplifier la luminosité.

Intérieurement les plans d’étages ont été entièrement reconfigurés par une redistribution des circulations verticales. Le projet présente un modèle spatial simple : un long couloir central distribuant de part et d’autre des studios. La ponctuation colorée des portes des logements offre un contraste avec les surfaces des murs et met l’acte de « rentrer chez soi » au premier plan de la circulation intérieure.
Le travail d’aménagement des appartements a cherché à tirer partie de surfaces limitées par l’association classique de salle de bain, kitchenette et espace de vie et de sommeil. La fenêtre en longueur permet d’agrandir visuellement la pièce par son ouverture latérale vers l’extérieur tout en offrant une allège haute comme surface meublable.

Le permis de construire et le financement du bâtiment datant de 2007, le projet n'a pas fait l'objet de certification, mais sa conception et sa mise en œuvre lui a permis de se rapprocher de la RT 2012 en 50 KWhep sur les parties neuves et de la RT rénovation en 80 KWhep sur les parties réhabilitées.
Une sous-station CPCU alimente le réseau de chauffage et la production d'eau chaude sanitaire et la ventilation est une VMC de type simple flux.