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Encart
Fiche technique
Programme
Equipement commercial ou de service
Equipement culturel
Equipement de bureau
Equipement hospitalier ou sanitaire
Equipement scolaire ou universitaire
Equipement sportif
Habitat individuel
Habitat semi-collectif
Année de livraison
2026
Nombre d’habitants de la commune
Nombre d'habitants de la commune
7025
Adresse
93450
L'Ile-Saint-Denis
Contexte
Friche urbaine
Type de procédure
ZAC
Type d'intervention
Construction
Distinction(s)
NQU
Lauréat concours EcoQuartier Prix d'avenir 2011
Surface(s)
Terrain
22 ha
Coût(s)
Coût total
76000000
HT
Aménagement de la ZAC bi-sites
Aides financières
Dotation prévisionnelle Région Ile-de-France
2350000
Ecocité (Caisse des dépôts et consignation)
Etat
Feder (UE)
Agence de l'eau Seine Normandie
Acteurs
Maître d'œuvre
Urbaniste Ensemblier
Maître d'œuvre
Développement durable
Paysagiste
Architecte
Architecte
Architecte
Calendrier du projet
2008
Lancement de la consultation

Promoteurs et architectes

2010
Conception

Désignation de la SEM Plaine Commune Développement comme aménageur

2013
Réalisation (chantier)

Début des travaux

2018
Première livraison
Texte de présentation

Résumé du projet

Le caractère insulaire de l’Ile-Saint-Denis en fait un site atypique. Située sur la Seine à la frontière entre les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis, cette commune est une des deux seules en France dont les limites s’étendent entièrement sur une île fluviale. Le projet de l’Ecoquartier fluvial, qui occupe 22 hectares sur les 177 de la commune s’insère donc dans un lieu aux enjeux particuliers. Les friches urbaines laissées par les locaux du Printemps, des Galeries Lafayette et de Charvet constituent une vaste zone à réaménager, prise en charge par la SEM Plaine Commune développement et dont la maîtrise d’œuvre est assurée par l’agence d'architectes Philippon-Kalt. Depuis la désignation de Paris comme ville hôte des Jeux Olympiques 2024, le site accueillera officiellement le village olympique, qui après l'évènement sera inséré au quartier. Les premiers logements sont commercialisés en moyenne entre 3600 et 4000 euros/m2.

La programmation divise l'espace en quatre séquences :

- un pôle scolaire au nord

- un pôle commercial au sud

- un pôle du temps libre intermédiaire

- un pôle artistique ludique et sportif au centre

 

Ambitions environnementales

 
Un quartier sans voiture

Lancé en 2009, le projet affirme plusieurs ambitions. En premier lieu, un choix fort a été fait en termes de mobilité, puisque le quartier a été conçu entièrement sans voiture. Ainsi, les habitants ne pourront s'y déplacer que par le biais des mobilité douces et en transports en commun. La programmation intègre donc une forte dimension piétonne et cyclable. La création de centrales de mobilité, qui sont des structures visant à faciliter les déplacements des usagers et permettant de mutualiser les stationnements, vient renforcer cette politique sans voiture. Celles-ci, proposeront des services d'autopartage, des stationnements vélos, des casiers pour les deux roues et des bornes de recharge électriques ansi qu'un droit de stationner pour les habitants.

Mise en valeur paysagère et protection de la biodiversité

Par ailleurs, l’eau est un atout paysager majeur. Le fleuve est mis en valeur grâce à un aménagement des berges destiné à permettre aux habitants de profiter de la situation atypique du site. Les espaces verts publics représentent 40% de la surface du projet. Ces espaces verts s'inscrivent dans une politique d'instauration de la nature en ville et de préservation de la biodiversité, avec également l'absence de produits phytosanitaires dans l'espace public. Les espaces verts publics, et particulièrement les berges, jouent donc un double rôle d'aménité paysagère et de trame verte et bleue.

Une politique énergétique ambitieuse

La question de l'eau occupe une place centrale dans la conception du projet. Celui-ci intègre une gestion des eaux pluviales avec un traitement à la parcelle, et une prise en compte du cycle naturel. Les eaux de ruissellement ne sont pas rejetées et sont recueillies grâce à des noues. 

Plus généralement l'énergie est au coeur du projet : les bâtiments font l'objet d'une conception bioclimatique visant un haut niveau de performance énergétique. L'ambition est de produire lors de la deuxième phase de construction 80% de bâtiments passifs et 20% de bâtiments à énergie positive. D'autre part, l'installation de panneaux solaires et l'utilisation de la géothermie témoignent d'une volonté de produire une énergie propre et de limiter les consommations.

Un processus de concertation à long terme

Depuis le lancement des études, plusieurs groupes de concertation et ateliers ont été animés chaque année par l'agence A Vrai dire la Ville. Celles-ci avaient pour but de soumettre à l'arbitrage des habitants de l'Ile-Saint-Denis les choix de programmation et de conception. Le projet a donc évolué au gré des des échanges avec les habitants, sur le long terme. Depuis la commercialisation des logements, ces réunions ont également pour objectif d'échanger avec les nouveaux acquéreurs sur les différentes innovations caractérisant le projet et pouvant rendre l'adaptation difficile.

 

Programmation

- 1 000 logements (90 000 m2): dont 50 % en accession libre, 30 % de logements sociaux, 20 % en accession sociale

- 1 000 emplois (dans les filières écologiques, culturelles et fluviales)

- 50 000 m2 de locaux d'activités (commerces, bureaux, ateliers)

- 7,3 ha d'espaces publics (parc, berges, places)

- 7 600 m2 d'équipements publics (centrale de mobilité, crèche)

Distinctions

Le projet a obtenu le label étape 2 du programme EcoQuartiers

Ressources associées

Avis de l'Autorité Environnementale du 01 décembre 2017