Cycle Petits-déjeuners technique #2 - Gestion de l'eau

04/11/2022
Image
Logo_Ekopolis Picto_taxo_

Cycle Petits-déjeuners technique #2

Gestion de l'eau

 

  • Vendredi 28 octobre Eaux pluviales : comment limiter les rejets au réseau ?
  • Vendredi 18 novembre Eau potable : quelles alternatives pour les usages intérieurs ?
  • Mardi 6 décembre Eaux usées : comment les valoriser ?

 


Eaux pluviales : comment limiter les rejets au réseau ?


Vendredi 28 octobre de 8h30 à 9h30

L'extension des villes et leur densification augmente la part des surfaces imperméabilisées sur le territoire. Imperméabilisation qui a plusieurs conséquences : elle limite l'infiltration de l'eau dans les sols, augmente donc leur ruissellement sur les voiries et ainsi le risque de pollution, mais surtout accentue les risques de surcharge des réseaux et d’inondations, notamment en cas d’épisode de fortes pluies.

Le dernier rapport du GIEC indique en outre que la fréquence et l’intensité des épisodes de fortes précipitations ont augmenté depuis les années 50. Une tendance qui pourrait s'intensifier avec le changement climatique...

Il est donc nécessaire de concevoir des aménagements privilégiant l’infiltration et l’abattement des eaux pluviales (captation de l’eau par le substrat et la végétation). Le passage à la gestion des eaux pluviales intégrée est une opportunité de sortir du "tout réseau", mais également d'associer la qualité paysagère et de lutter contre l'effet d'îlot de chaleur urbain.

Nos intervenants vous présenteront notamment le dispositif d’aides porté par l’Agence de l’Eau Seine Normandie qui vise à encourager la gestion des eaux pluviales à la parcelle, et le retour d’expérience d’une opération ayant recours aux aides de l’AESN : la rénovation de la Résidence du Petit Étang à Valenton-le-Pont, portée par I3F.

Intervenant.e.s :

  • Julien DIBILLY, chargé d’opération à l’Agence de l’Eau Seine Normandie 
  • Jocelyne LAVISSE, cheffe de projet patrimoine, I3F
  • Philippe HILAIRE, paysagiste, Hilaire Paysagistes

Revoir la conférence

 


Eau potable : quelles alternatives pour les usages intérieurs ?


Vendredi 18 novembre de 8h30 à 9h30

La ressource en eau douce tend à se raréfier en période estivale : à titre d’exemple, en 2019, 90 départements ont été concernés par un assèchement des cours d’eau nécessitant la mise en place de mesures de restrictions d’eau sur ces territoires.

Selon le SISPCA, la consommation moyenne en eau potable d’une personne résidant en France est de 148 litres par jour (consommation personnelle uniquement). 93% de cette consommation est destinée à l’hygiène (douche, sanitaires, lave-linge, etc.), et seulement 7% à l’alimentation (cuisine et boisson)...

Il y a donc un enjeu pour les professionnels du bâtiment à trouver des alternatives à l’eau potable pour des usages bâtimentaires comme l'alimentation des sanitaires, des zones de lavage, etc.

Nos intervenants vous présenteront le contexte réglementaire de la réutilisation des eaux pluviales et eaux grises ainsi que les usages autorisés, et nous partageront également un retour d'expérience un peu particulier : celui de Vizéa, bureau d’études en ingénierie environnementale ayant mis en place la collecte des eaux pluviales pour alimenter les sanitaires de leurs propres locaux de travail !

Intervenants :

  • Charly DUPERRIER, Chargé de mission Animation régionale Assainissement et gestion des eaux, DRIEAT (DRIEAT (Direction régionale et interdépartementale Environnement-Aménagement-Transports)
  • Jean-François PAPOT, Directeur général, Vizea

Revoir la conférence

 


Eaux usées : comment valoriser les urines ?


Mardi 6 décembre de 8h30 à 9h30

Le dernier Petit-déjeuner technique de l'année, c'est mardi 6 décembre ! Et pour cet ultime rendez-vous, nous attaquons le sujet des urines : une ressource à haut potentiel.

La généralisation du tout à l’égout a conduit à externaliser la gestion des déchets métaboliques à l'extérieur du bâtiment et à ne plus les considérer comme des ressources potentielles. Pourtant, quatre ressources principales sont présentes dans les eaux usées : l’eau, la chaleur, l’énergie chimique du carbone et les nutriments.

Quels impacts peut avoir une stratégie de valorisation des urines, à l’échelle du bâtiment ou du quartier (séparation à la source, collecte...) mais aussi à l’échelle du territoire (filières de valorisation, synergies avec le monde agricole...) ?

Intervenants :

  • Fabien ESCULIER, Chercheur, coordonnateur du programme de recherche-action OCAPI au LEESU
  • Nicolas BEL, Dirigeant, Evoloop

Ils vous présenteront le contexte scientifique et les enjeux de la valorisation des urines, ainsi que les retours d’expérience de deux opérations de bâtiment proposant deux modèles différents de collecte et valorisation des urines.

Revoir la conférence