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Organisé par
CNRS, FIRE, PIRVE
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Type
Conférence, débat, colloque
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Publics visés
Professionnels
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Adresse
CNRS Michel-Ange,
3 rue Michel-Ange,
Paris 75016
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Date
Du 30 au 31 janvier 2012
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Contact
http://www.pacte.cnrs.fr/spi...
Autres
Ecologie territoriale
Mots-clés: ACTEUR DE L'AMENAGEMENT ACTION POLITIQUE ECOLOGIE INDUSTRIELLE ECOLOGIE URBAINE ESPACE URBAIN AMENAGEMENT
Ce séminaire est organisé par le Réseau Thématique Prioritaire (RTP Ville durable), CNRS et Ville de Paris, la Fédération Ile-de-France de Recherche sur l’Environnement (FIRE), le Programme interdisciplinaire de recherche Ville & Environnement (PRIVE), CNRS et MEDDTL.
Présentation par l'organisateur :
Une partie importante de la communauté scientifique considère fondamental de réfléchir aux interactions entre l’homme et l’environnement. Il paraît en particulier fécond de coupler les apports théoriques des sciences humaines et sociales avec ceux des sciences de l’environnement. Un certain nombre de champs disciplinaires a ainsi émergé dans ce contexte, chacun d’entre eux visant à réduire la fracture entre la connaissance des milieux naturels et celle des sociétés humaines.
Dans la lignée de l’ecological economics dont on situe l’origine aux alentours de 1970, discipline qui vise à situer les limites de l’économie dans un cadre éco-systémique, l’écologie industrielle a vu le jour dans les années 1980. Selon ses promoteurs, afin de réconcilier homme et nature et d’éviter que les sociétés humaines ne s’effondrent suite à des catastrophes écologiques ou à l’absence de ressources, elles devraient s’inspirer des écosystèmes « naturels » dans leur fonctionnement.
Une communauté scientifique et opérationnelle s’est constituée mais, force est de constater que la mise en oeuvre des concepts de symbiose, de bouclage des flux ou encore de mutualisation des approvisionnements en ressources, demeure dans la plupart des cas un voeu pieux, qui plus est fréquemment cantonné au seul secteur industriel. Un peu plut tôt l’écologie urbaine, dans sa dimension naturaliste et systémique, avait connu son moment de grâce avec les travaux d’Eugen Odum, Abel Wolman, Paul Duvigneaud pour ne citer qu’eux, se prolongeant à travers le programme Man and Biosphere de l’UNESCO. Utilisant à la fois la métaphore et l’outil représenté par le métabolisme urbain, elle montrait l’importance d’une prise en compte des échanges matériels et énergétiques entre ville et biosphère.
Après une éclipse de quelques années, les analyses des flux de matières et d’énergie mis en jeu par les villes, leur prise en compte par les acteurs des politiques publiques connaissent un relatif renouveau en liaison avec les problématiques de dématérialisation, de décarbonisation, de facteur 4, mais aussi de développement local : les sociétés urbaines sont au coeur de ces problématiques.
Depuis quelques années cependant, plusieurs travaux semblent indiquer le territoire comme la bonne échelle de réflexion éco-systémique entre milieux et sociétés humaines, tout en mettant en avant le caractère multiscalaire des processus en jeu. Les stratégies de mise en oeuvre des politiques visant à un développement durable gagneraient à se décliner à une échelle locale, en tenant compte de l’ensemble des enjeux territoriaux portés par les acteurs, qu’il s’agisse d’enjeux urbains, d’enjeux industriels ou d’enjeux agricoles.
En introduisant la dénomination d’écologie territoriale, nous visons à nous attacher à une démarche de recherche et d’action tenant à la fois compte des enjeux territoriaux portés par les acteurs et des enjeux écosystémiques, démarche multidisciplinaire qui devrait échapper à la fois au tropisme développé par nombre de travaux en écologie industrielle autour des activités industrielles, ainsi qu’à une réflexion exclusivement portée sur le monde urbain, qui a tendance à négliger les effets différés dans l’espace des villes.
En outre, l’écologie territoriale se donne un champ d’investigation autrement plus large que celui de l’écologie industrielle, en ce qu’il s’attache à la compréhension du fonctionnement de l’ensemble des sociétés humaines, et non des seules sociétés industrielles : dans cette perspective, l’urbanisation apparaît comme un traceur pertinent des processus à l’oeuvre. Le périmètre en est donc singulièrement élargi, d’un point de vue à la fois spatial et temporel. En ce sens, l’objectif de ces deux journées est bien de constituer un moment fondateur pour ce champ multidisciplinaire voire interdisciplinaire qui, tout en reconnaissant une ample filiation intellectuelle avec les théories et concepts développés ces dernières années dans les champs voisins, vise à en dépasser la portée pratique et intellectuelle.





