Aller à l'accueil - Aller au menu - aller au contenu
Ekopolis est une association francilienne soutenue par l'ADEME, les CAUE, l'Ordre des architectes, les services de l'Etat et ses adhérents.

Réalisation

Viadeo
 
  • Localiser \
  • © Agence Bigoni Mortemard© Agence Bigoni Mortemard© Agence Bigoni Mortemard - Vue aérienne avant travaux© Agence Bigoni Mortemard - Avant travaux© Agence Bigoni Mortemard - Chantier© Agence Bigoni Mortemard -Jardin© Agence Bigoni Mortemard - Escaliers d'origineAgence Bigoni Mortemard © EkopolisAgence Bigoni Mortemard © Ekopolis - SignalétiqueAgence Bigoni Mortemard © Ekopolis - Mur-rideauAgence Bigoni Mortemard © Ekopolis - Mur-rideau
  • Livraison
    2015
  • Type d'intervention
    Restauration, Réhabilitation
  • Adresse
    8 rue Léon Schwartzenberg 75010 Paris
  • Contexte
    Urbain dense
  • Maître d’ouvrage
    Ville de Paris
  • Maître d'œuvre
    Bigoni Mortemard
  • SHON
    4300 m²
  • SURFACE
    3526 m²
    utile
  • Coût total
    13 000 000 € HT
    (source: MOE)

Ekopolis Ajouter à ma liste de lecture 

Médiathèque Françoise Sagan - Paris, 75

Médiathèque - auditorium - salle d'exposition - jardin public

Mots-clés:

Histoire et contexte

A proximité de la gare de l’Est, le carré Saint-Lazare était anciennement une partie des bâtiments de la prison du même nom. Ce site historique, installé entre trois jardins, longé par une ruelle, et à l’écart de la circulation du boulevard, garde la trace d’un Paris populaire, social, politique et littéraire. Il s’inscrit dans un ensemble plus vaste dit le clos Saint-Lazare.

Ancienne léproserie, puis hôpital sous la direction de Vincent de Paul en 1632, la Maison Saint-Lazare devient une prison sous le gouvernement révolutionnaire. A partir de 1811, c’est un « hôpital-prison » pour femmes, dépendant de la Préfecture de police. Lors de la démolition de l’église Saint-Lazare en 1823, l’administration pénitentiaire décide une modernisation : l’architecte Louis-Pierre Baltard, responsable des prisons du département, en a la charge de 1824 à 1834.

Une grande partie de la prison est détruite entre 1933 et 1940. Ce qui reste des bâtiments va devenir la Maison de santé Saint-Lazare, destinée aux femmes et à la lutte contre les maladies vénériennes. En 1955 l'hôpital Saint-Lazare devient une annexe de l'hôpital Lariboisière, et ferme définitivement en 1998.

Un nouveau projet de réaménagement du carré Saint-Lazare débute à la fin des années 1990. Dès lors, la Mairie de Paris décide d’engager un important plan de restructuration de l’ensemble du site. L’école maternelle de l’architecte Jean-Luc Hesters est inaugurée en 2006. Une crèche et un centre social sont livrés en 2009 par l’atelier Canal (Patrick Rubin et Annie Le Bot). En 2013, est inauguré le gymnase Marie-Paradis dû à Yves Pages et Marie Ferrari.

 

Le projet de la Médiathèque

La réhabilitation des 3 bâtiments inscrits aux Monuments Historiques, rescapés du Carré historique du Clos Saint-Lazare, a été confié à l’agence Bigoni-Mortemard. 

Le programme prévoyait l'adaptation du site en équipement public et culturel qui puisse abriter notamment les 80000 documents du fonds Heures Joyeuses. L'agence a cherché à mettre en valeur l'ordonnancement néo-classique des façades en pierre, en accentuant l'inspiration italienne du site. Une seconde enveloppe autoporteuse en ossature métallique largement vitrée à permis de créer des coursives donnant l'illusion de grandes loggias.

De larges toiles techniques insérées entre les arcades et cette nouvelle enveloppe donnent aux occultants solaire une touche méditérranéenne. Cette ambiance est renforcée par le choix des essences qui arborent la cour paysagée, avec son cheminement bordé d'assises.

La préservation des percements d'origine apporte un éclairage naturel généreux, et des échanges de qualité entre l'extérieur et l'intérieur. Les deux escaliers monumentaux situés à chaque extrémité ont été conservés et restaurés. La nouvelle ossature métallique aux fondations propres a permis de libérer une surface totale de 4 300 m², dont 2 600 ouverts au public, qui ménage notamment trois larges plateaux de lecture de 500 m². Une toiture-terrasse panoramique accessible au public fera prochainement l'objet d'un aménagement.

La réussite de cette opération réside également dans la qualité du second œuvre et des finitions. La signalétique illustre cette attention portée aux détails, avec l'utilisation de pictogrammes issus des archives du fonds Heures Joyeuses. Un dialogue entretenu entre tous les acteurs (maîtres d'œuvre, direction de la médiathèque et maîtrise d'ouvrage, etc) a également permis de produire un projet cohérent, résolument moderne et évolutif, qui préserve les qualités patrimoniales du site.

 

Label : Plan climat de la Ville de Paris
Nomination : Equerre d'argent 2015
Lauréat ArchiDesignClub Awards 2016
Mention Trophées Eiffel 2016

 
Restructuration du lycée Jean-Baptiste Corot
Cette réalisation a fait l'objet d'une visite par Ekopolis au...
En savoir plus
Logements sociaux et commerces
Ce projet a été étudié par l’Observatoire...
En savoir plus
Velizy Green
Lors du départ du locataire de l'immeuble en 2009, la SCPI...
En savoir plus
 
 
Aller à l'accueil - Aller au menu - aller au contenu