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Ekopolis est une association francilienne soutenue par l'ADEME, les CAUE, l'Ordre des architectes, les services de l'Etat et ses adhérents.

Quelques définitions

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Quelques définitions

Mots-clés:

Vous trouverez dans cette page quelques définitions de notions utilisées dans nos publications.

Développement durable :

« Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »

Source : Rapport Brundtland, 1987

 

Ecoconstruction :

"Cette notion est utilisée pour toute construction qui tout en assurant confort et santé des occupants limite au mieux ces impacts sur l’environnement, en cherchant à s'intégrer le plus respectueusement possible dans un milieu et en utilisant le plus possible les ressources naturelles et locales."

Source : La Fédération française du bâtiment (FFB)

-> Voir les ressources documentaires sur le thème de l'écoconstruction

 

Eco-matériau :

"Un éco-matériau est un produit dont les processus de production, de transport, de mise en œuvre, de vie en œuvre, de fin vie, présentent globalement, face à des matériaux classiques, des performances environnementales supérieures en termes de consommation d’énergie non renouvelable, de consommation de ressources naturelles, d’émissions de gaz à effet de serre, et qui ne remettent pas en cause la santé des occupants et des professionnels assurant leur mise en œuvre."

Source : CETE Île-de-France, voir l'étude menée sur les écomatériaux

-> Voir les ressources documentaires sur les éco-matériaux

 

Energie :

Énergie primaire : énergie n'ayant subi aucune conversion. La production primaire d'énergie correspond à l'extraction d'énergie puisée dans la nature. Cette énergie n'est pas toujours directement utilisable et fait donc souvent l'objet de transformations : par exemple, raffinage du pétrole pour avoir de l'essence ou du gazole ; combustion du charbon pour produire de l'électricité dans une centrale thermique. Toutes ces transformations, ainsi que la distribution, induisent des pertes (chaleur non récupérée, déchets par exemple) plus ou moins importantes selon la source.

Énergie finale : énergie délivrée aux consommateurs (celle repérable sur les factures). Par exemple :
- dans le cas du gaz, 1kWh d’énergie finale est produit par 1kWh d’énergie primaire,
- dans le cas de l’électricité il faut 2,58kWh d’énergie primaire pour produire 1kWh d’énergie finale.

Énergie utile : énergie dont dispose le consommateur après la dernière conversion par ses propres équipements.

L’énergie primaire est celle puisée dans la nature, transformée ensuite avec plus ou moins de pertes en énergie finale : celle qu’on achète. Raisonner en énergie primaire, c’est donc créer une incitation pour améliorer les chaînes de transformation et rendre obligatoire la maîtrise de l’énergie.

Source : Olivier Sidler, Rénovation à basse consommation d’énergie des logements en France, Août 2007, http://sidler.club.fr

Énergie grise des matériaux : C’est l’énergie qu’il a fallu consommer pour produire le matériau. Ainsi, un panneau de laine de chanvre et un panneau de laine de verre ont à peu près le même pouvoir isolant, mais la laine de verre nécéssite plus d’énergie pour être fabriquée (fonte du verre etc) : elle aura une énergie grise plus élevée.

Source : Association HESPUL

-> Voir les ressources documentaires sur le thème de l'énergie grise

Énergies renouvelables : Ce sont des énergies primaires inépuisables à très long terme, car issues directement de phénomènes naturels, réguliers ou constants, liés à l’énergie du soleil, de la terre ou de la gravitation. Les énergies renouvelables sont également plus "propres" (moins d’émissions de CO2, moins de pollution) que les énergies issues de sources fossiles. Les principales énergies renouvelables sont :
l’énergie hydroélectrique, l’énergie éolienne, l’énergie de biomasse, l’énergie solaire, la géothermie, les énergies marines.

Source : Ministère du développement durable

-> Voir les ressources documentaires sur le thème des énergies renouvelables

 

Eutrophisation :

L'eutrophisation est le phénomène d’enrichissement des eaux en sels minéraux qui se développe très lentement dans les conditions naturelles. Les rejets par l’homme de quantités importantes de matières organiques fermentescibles et d’effluents riches en phosphates ou en nitrates (provenant de l’agriculture, de certains procédés industriels, des lessives et détergents) accélèrent considérablement le processus appelé alors dystrophisation. Il favorise la prolifération des algues et peut conduire à la disparition de la vie aquatique.

Source : Eco-conception des bâtiments et des quartiers, Bruno Peuportier, Mines ParisTech, collection sciences de la terre et de l’environnement, p. 37

 

FLJ (Facteur de lumière du jour) :

Représente la « quantité de lumière naturelle » à l’intérieur d’une pièce. Il se calcule, en pourcentage, par le rapport entre les éclairements sur un plan horizontal à l’intérieur et à l’extérieur par temps couvert, en un point et à une hauteur donnés (en général à hauteur d’un plan de travail). Un FLJ minimum de 2% dans une pièce correspond à un local très clair, et s’il est inférieur à 1% à un local très sombre.

Source : Eco-conception des bâtiments et des quartiers, Bruno Peuportier, Mines ParisTech, collection sciences de la terre et de l’environnement, p. 189

 

Matériaux biosourcés ou biomatériaux :

"Il s'agit notamment du bois et de ses dérivés, du chanvre, de la paille, de la plume ou de la laine de mouton. Ils présentent deux atouts principaux sur le plan de l'environnement : d'une part, la matière dont ils sont issus est renouvelable, d'autre part, ils peuvent contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et au stockage temporaire de carbone."

Source : Décret n° 2012-518 du 19 avril 2012 relatif au label "bâtiment biosourcé"

 

Ozone troposphérique et stratosphérique :

L’ozone stratosphérique (de haute altitude) protège la terre en filtrant la presque totalité des rayons ultra-violets de type B (qui provoquent des atteintes de la peau, des yeux et du système immunitaire). Cette couche subit des variations d’épaisseur saisonnières naturelles, mais les activités humaines (principalement les émissions de CFC, interdits en France depuis 1996, les halons, utilisés pour la protection contre l’incendie, et les HCFC) entrainent une diminution globale de son épaisseur.

L'essentiel de l'ozone troposphérique (de basse altitude) est un polluant d'origine anthropique, produit par la réaction des oxydes d’azote et des COV sous l’effet des rayons ultra-violets ainsi qu’au voisinage des lignes à haute tension. Il participe aux phénomènes des pluies acides et de « smog » d’été, et l’élévation de sa concentration est responsable d’une hausse de 20% du nombre d’hospitalisations de personnes âgées souffrant de maladies respiratoires chroniques.

Source : Eco-conception des bâtiments et des quartiers, Bruno Peuportier, Mines ParisTech, collection sciences de la terre et de l’environnement, p. 20,29,31

 

Quartier durable

«L’enjeu [des éco-quartiers] est de réfléchir à la manière d’encourager des modes de vie durables, sans se contenter d’une approche architecturale. L’éco-quartier n’est pas une question d’habitacle, de coque mais, au contraire, il peut servir de levier à un changement de mode de vie, qui lui-même engage une autre perception des solidarités. Il reflète aussi un changement culturel profond.»

Source : Cyria Emelianoff

 «Les quartiers durables sont des quartiers qui mettent en avant simultanément la gestion des ressources et de l’espace, la qualité de vie et la participation des habitants. Outre les objectifs environnementaux (…), les éco-quartiers doivent aussi répondre aux exigences de lutte contre les exclusions sociales et les discriminations, de mixité des fonctions urbaines et de limitation de l’étalement urbain, de valorisation du patrimoine ou encore de respect de la diversité culturelle.»

Finalement...

«Il n’y a pas de définition officielle. Pour nous, un éco-quartier est tout d’abord une démarche de projet, la définition d’objectifs et la satisfaction des enjeux globaux de la planète, comme la réduction des gaz à effet de serre et les enjeux locaux de développement durable. Cela relève donc de l’échelle de décision de la ville ou du quartier lui-même. »

Source : Catherine Charlot-Valdieu

« Le quartier durable est un territoire qui, pour sa création ou sa réhabilitation, intègre dans une démarche volontaire une conception et une gestion intégrant les critères environnementaux, un développement social urbain équilibré favorisant la valorisation des habitants, la mixité sociale et des lieux de vie collective, des objectifs de développement économique, de création d’activités et d’emplois locaux, les principes de la gouvernance que sont la transparence, la solidarité, la participation et le partenariat. » 

Source : Association française des Eco maires

 

Surfaces :

La SHOB (Surface Hors Œuvre Brute) et la SHON (Surface Hors Œuvre Nette) sont constituées notamment de surfaces closes non chauffées et extérieures. La surface habitable (SH) est par contre celle qui rend le service figurant au cahier des charges du bâtiment, et la SDO (Surface dans Œuvre) est calculée comme la somme des surfaces de plancher de chaque niveau de construction calculée à partir du nu intérieur des façades. La SDO ou SH sont donc plus appropriées pour comparer quantitativement plusieurs projets. Depuis mars 2012, le calcul des surfaces réglementaires a changé et les SHON et SHOB sont remplacées par la Surface de plancher (Ordonnance N° 2011-1539 du 16 novembre 2011 et Décret N°2011-2054 du 29 décembre 2011).

Source : ABCdaire de l'Union régionale des CAUE d'Ile-de-France.

  

Villes durables :

Les villes durables sont :
- des villes sobres en terme d’utilisation des ressources, avec une empreinte environnementale réduite, et une adaptation au changement climatique;
- des villes attractives en terme de qualité de vie, de qualité des services (santé, éducation, transport collectif..), d’ambiance urbaine pour les habitants et pour les entreprises;
- des villes insérées dans un territoire ayant ses spécificités culturelles, économiques, géographiques…

Source : Groupe stratégique "Projets innovants pour des villes durables", télécharger la synthèse des travaux du groupe.

 

 

 

 

 
 
 
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